mardi 18 décembre 2012

Road-trip en Angleterre / Achat de l'Elise

En route pour l'Angleterre

Départ de l'aéroport de Grenoble pour Birmingham (seconde plus grosse ville d'Angleterre), et comme pour la Civic à Toulouse, le road-trip commence en Easy-Jet...



L'achat

Le rendez-vous était pris à 21h30 à Bebington, une banlieue tranquille de Liverpool, mais nos trains ayant eu du retard, nous arrivons à 22h30, le vendeur sympa vient nous prendre en Lotus et nous amène à l'hôtel. En voyant arriver l'engin je me dis "mais qu'est-ce que je fait là !!"...

Et oui, pour la plupart de mes amis je suis fou, c'est un fait, des fois je comprends pourquoi, ce fût l'un de ces moments ! Un moment de lucidité ou la cruelle vérité nous sautent à la gueule !

Voici l'ambiance :
  • Ça sent l'essence, ça tourne riche.
  • Le ronronnement caractéristique du ralentit instable à cause des cames de course brise le silence de la nuit dans cette banlieue tranquille.
  • La voiture m'arrive au bassin.
  • L'insertion à bord est difficile mais j'ai la technique.
  • Une fois à bord, nous sommes coincés dedans, il faut pas être claustrophobe, moi j'adore ça !
  • Jon et moi devenons plus intimes tout d'un coup on se retrouve collé l'un à l'autre bien calé dans les baquets Corbeau.
  • Ça y est j'ai embarqué, je ne peux plus faire marche arrière !
  • Il démarre fort, l'engin demande à être manié avec un minimum de brutalité ! Il maîtrise parfaitement.
A ce moment j'avais de nouveau complètement oublié la folie de cet achat complètement obnubilé par l'auto et animé de la passion qui me caractérise ! C'est ça qui est bon ! On est fou, mais on a mieux à faire que de s'en rendre compte ^^

On va dans une zone industrielle et il me laisse le volant... Route mouillée, ligne droite et 2 ronds points. Pas l'idéal pour un essai, mais de quoi s'assurer que tout va bien.

C'est vrai que le poste de pilotage est un peu moins accessible que dans la S2 que j'avais pu essayer. Une fois descendu, le cul posé à 11cm du sol j'ajuste le baquet puis le harnais. La position de conduite est nouvelle pour moi : tout en long, le dos assez allongé, mais le volant arrive tout de même à distance idéale de mes bras et les pieds tombent idéalement sur les étroites pédales en aluminium ! J'avais prévu le coup et je m'étais chaussé en chaussures fines dans le train en prévision de l'essai, pas terrible par ce froid, mais indispensable !

Démarrage : j'appuis sur le bouton de l'anti-démarrage sur la télécommande, je tourne la clé, j'entends la pompe à essence qui s'enclenche, j'attends la fin du cycle puis je mets le contact. Le 4 cylindres Rover émet un râle caractéristique avant de redescendre vers 1000rpm. Il oscille entre 800 et 1100rpm environ. Coup de gaz, j'hallucine sur la réactivité du moteur, il s'élance vigoureusement accélérateur à peine effleuré ! Le volant moteur allégé doit en être en parti responsable. Le régime redescend ensuite tout aussi rapidement et retombe dangereusement en dessous de 800rpm à la limite de caler ! Capricieux l'engin !!

Je test tous les boutons : RAS. C'est partit pour quelques ligne droites !

Comme je le disais l'embrayage doit être franc et l'accélération un minimum maintenue sinon ça broute immédiatement ! Ça va être joyeux dans les bouchons avec ça !!
Je retrouve les sensations que j'avais dans la S2 lors de l'essai 2 mois plus tôt : une direction non assistée légère et ultra précise, aucun jeu.
Le freinage (non assisté) demande un minimum d'engagement physique, mais aucun défaut et l'auto reste bien droite quand je pile.
Aucun roulis ni tangage de constaté. Les amortisseurs Koni ont peut-être 12 ans mais ils font encore leur boulot.

Je constate néanmoins beaucoup de bruits : 
Les fameux bruit de boules de billard des Koni fatigués sur les raccord de béton ou les choques verticaux, les autres choques dû aux aspérités de la route renvoient des percussions comme amplifiés dans l'habitacle, la ligne d'échappement vibre en fonction de la charge moteur contre le fond plat et/ou la barre de renfort des toe-links...

Je reprends mon calme on gare l'auto et on fait le tour ensemble, il m'explique tout ce qu'il y a à savoir. On ne s'improvise pas possesseur de Lotus comme ça, il faut un vrai "transfert de compétence".

Je regarde sous l'auto, on ouvre tous les ouvrants, j'observe tous les détails, j'avais bien travaillé mon inspection : tout est parfait ! Je suis juste surpris de la position de la batterie : à l'avant, très bas prêt du fond plat. Je ne m'attendais pas à la voir à cet endroit. Peu importe ! Il me ramène à l’hôtel et me laisse tout l'historique de la voiture.

Un classeur entier que je mettrais plus d'une heure et demie à éplucher sur un bureau improvisé dans la salle de bain pour ne pas déranger ma copine qui dort déjà. J'ai vraiment halluciné sur tout ce que j'ai vu, aucun doutes ses 2 propriétaires précédents étaient de vrais passionnés, on se serait bien entendus tous les 3 ! Tout est nickel, je sais déjà que je signerais sans discuter le lendemain et je m’endors paisiblement.

La nuit sera de très courte durée, nous nous retrouvons à 7h du matin à l’hôtel. Il me fait faire un dernier tour de l'auto, me livre ses dernières recommandations et nous passons au salon pour signer les papiers :


Je le laisse repartir, il jette un dernier coup d'oeuil ému à son ex-Sport 160... Elle va lui manquer répète-t-il.

Pour la petite histoire, il a eu un Speedster avant mais s'en est séparé car il ne lui procurait pas assez de sensations. Il aurait conservé son Elise s'il n'avait pas eu un enfant. Il s'est rabattu sur une Prosche 996. Il y a pire lui dis-je. Mais quand même, il regrettera les sensations procurées par son Elise.

Le départ

Voici ma nouvelle monture, encore imprégnée de l'humidité de son Angleterre natale...


Le coffre chargé entre les pièces vendues avec la Lotus et nos 2 sacs souples, il déborde ! Jon m'avait prévenu !


Je me souviendrais longtemps de ce moment, s'installer dedans pour un long voyage, y loger toutes nos affaires, prévoir ce qu'il faut dans l'habitacle pour être à l'aise. Ce fût un vrai rituel d'appropriation de la voiture. C'est la première fois que ça me fait ça à ce point. En fait je réalise que j'ai eu du mal à croire que ce soit bien la mienne ! Encore aujourd'hui, je jubile à la savoir dans mon garage. Lotus savent vendre du rêve !!

Première épreuve : sortir du parking !! Arnaché dans le petit habitacle, le harnais entrave mes mouvements, je ne peux me retourner et il est très difficile de voir où l'on va en marche arrière. La visibilité du rétroviseur central est coupée par l'imposant aileron, je n'ai que mes rétroviseurs latéraux pour m'aider. J'ai dû mettre plus de 5 longues minutes à sortir de ce parking !

Et puis c'est partit, en direction du soleil levant du petit matin... Ah merde on est en Angleterre on doit rouler à gauche !

Conduire en Angleterre

Heureusement que ma chérie était avec moi, au moins aussi stressée que moi et qu'elle veillait au grain ! J'aurais galéré sans elle à rouler du mauvais côté... 

Ce n'est pas si difficile de suivre ses prédécesseurs dans un flux de circulation. Ce n'est pas non plus complexe de rouler et de s'insérer à gauche sur des autoroutes.

Mais ce sont les mauvais réflexes de la conduite à droite qu'il faut vaincre, et ça peut être assez dangereux dans certains cas ! Dans un rond point, le sens est indiqué et on rentre dedans très naturellement à gauche, mais il faut bien regarder à droite avant de s'engager et ça c'est nettement plus difficile. Pareil dans un carrefour. Quand on change de route à une intersection il faut bien se remettre sur la gauche, idem quand on roule sur un parking sans marquage au sol et que quelqu'un arrive en face, il faut serrer à gauche... Bref ça a l'air normal dit comme ça mais en vrai faut pouvoir gérer !!

Heureusement notre trajet était essentiellement composée d'autoroutes. Et puis finalement, comme tout était inversé, je m'y suis fait le deuxième jour.

LHD vs RHD

Si on s’habitue effectivement très vite à conduire du « mauvais » côté, il serait faux de dire que l’on « pilote » en RHD aussi bien qu’en LHD ! En tout cas c’est mon expérience. En effet, je peux conduire la Lotus sans problèmes. Mais après 1400 kms, je suis toujours mal à l’aise quand il s’agit de jouer de la boite courte avec précision et rapidité. La nouveauté de la voiture est aussi à prendre en compte effectivement, mais descendre les rapports en double débrayage + talon-pointe est vraiment complexe (alors que j’y étais arrivé en quelques mètres sur l’Elise LHD que j’avais essayé).

En fait c’est comme la pratique d’un instrument de musique, chaque main doit être parfaitement indépendante de l’autre et entraînée pour son rôle. Arriver à maintenir le volant parfaitement stable alors qu’on passe une vitesse est soumis à un entraînement du cerveau pour rendre les 2 membres parfaitement indépendants l’un de l’autre. A l’aide d’un effort de concentration on y arrive rapidement, mais en condition de pilotage, on n’a clairement pas les mêmes réflexes. Je suis plus lent à rétrograder et la synchronisation du double débrayage est encore archaïque. Ce qui me faisait gagner quelques centièmes de secondes sur ma Civic LHD me fait aujourd’hui perdre quelques secondes sur la Lotus RHD tant les gestes doivent être décomposés !! Et j’ai malheureusement dû faire subir à certaines de mes synchros quelques loupés.

Le plus dur c'est de passer la 5ème, c'est un mouvement qu'on a jamais fait car en LHD ça reviendrait à passer de la 4ème à la première, et j'en chie toujours bien pour ce rapport !

Je pense n’acquérir l’entraînement nécessaire qu’au prix de quelques heures de routes et de circuit (pas d’autoroute évidemment). Et je ne serais pas au point cet hivers à mon avis vu qu'elle ne va pas beaucoup rouler. Mais quand je dis « au point », c’est en étant très exigeant.

Entre la nouvelle voiture, le volant à droite et la conduite à gauche, j'était concentré voir crispé tout le long de ce premier jour de route :

En direction de Londres

Admirez ces courbes sexy !
Lotus state of art, alors que les possesseurs d'Elise 120ch aiment pousser le petit Rover jusqu'à 150ch moyennant une belle petite somme en prépa, Lotus sortent une version 162ch ! Trop facile !


On ne dit pas "monter dans l'Elise", on dit "descendre dans l'Elise" ! Mais quelle invitation !


Les Yoko Adavan développés spécialement pour Lotus ne font "que" 225 de large, mais quand on voit les proportions de l'auto, ils font vraiment énormes !


Aller, je vous mets une petite vidéo marrante où je galère à la démarrer à cause de l'anti-démarrage :



L'Elise sur l'autoroute

A l'origine, la boite 5 normale de la Sport 160 devait lui permettre d'offrir des trajets sur autoroute plus supportables. Sa puissance accrue lui donnait tout de même des performances supérieures à la 111S. Mais possédant la boite courte de cette dernière je peux témoigner que, malgré un moteur libéré plutôt bruyant ce n'est rien comparé au bruit de roulage !! Le contact pneu/route et le bruit du l'air passé 90 ~ 100 km/h deviennent difficilement supportable. Surtout sur de longues distances !

Heureusement que nous étions équipés de bouchons d'oreille pour nous soulager un minimum de ce calvaire de temps en temps, car le bruit, ça use ! Si nous n'avions pas 1400 kms à parcourir, j'aurais pris les nationale et des routes plus amusantes !

A part ça le confort de l'assise dans ces baquets Corbeau est vraiment au top ! Ma copine à pu dormir quelques fois et au bout des 1400km, nous n'avions mal nul part.

Enfin, j'ai été très surpris par les reprises du 1,8l ! En 5ème à 3500rpm je ne suis qu'à 110km/h. Dès que j'appuie sur l'accélérateur la Lotus part rejoindre la ligne des 5000rpm (à partir desquels elle s'envole) en un rien de temps et on se retrouve vite au-delà des 150km/h ! Pour de telles reprise je devais au moins tomber un rapport sur mon EP3 (pourtant en boite courte elle aussi puisque je cruisais à 110km/h à plus de 3500rpm à son bord) !

Light is right, c'est sûre, mais ce moteur n'est peut-être pas aussi creux en dessous de 5000rpm que ce que j'ai lu ! Ou alors dois-je me demander ce qui m'attends au-delà de 5000 trs/min ?!! Bluffant !!


On approche de Londres, les autoroutes gagnent en largeur et la circulation se fait dense :

Visite de Londres

L'entrée dans Londres n'est pas facile car il faut gérer le ralentit capricieux, l'embrayage renforcé et la circulation ! L'Elise n'est pas à l'aise ici et le moteur à tendance à chauffer rapidement. Voyant la température monter au dessus de 90°C je n'ai pas hésité à utiliser le ventilateur switchable manuellement pour aider le refroidissement du moteur. Assez efficace quoique bruyant.
Nous sommes passé dans de très jolis et typiques quartiers résidentiels avant de rejoindre le centre ville. Dans ce dernier la circulation est régulée et il faut payer des charges pour avoir le droit d'y circuler (sauf le dimanche). Nous nous somme garé prêt de l'hôtel en périphérie du centre dans un parking surveillé. J'y ai vu, entre autre, une R8 V10 et une Elise S2, ça m'a rassuré quand à la sécurité des lieux !

Le Tower Bridge en début d'après-midi :


La cathédrale St Paul :


Architecture moderne et monument très ancien se côtoient avec plus ou moins de goût...


The Tate Modern, musée d'art moderne


It's tea time:



Un petit mot laissé par ma copine, elle n'apprécie pas (encore) la voiture, mais adore le voyage :



On ressort pour une ballade de nuit ... à 17h !




Un stand plutôt curieux en plein marché de noël :



The London Eye :


So proud, so british:


Big Ben:



Piccadilly Circus :


J'y retrouve un magasin Lotus avec exposition d'une formule 1 :


Carnaby Street, la rue du shopping décoré à la gloire des Rolling Stones :


Gastronomie local dans un pub Londoniens avec bière locale (légère, très peu de bulle et un goût de miel) :


Fish'n'chips, excellent !! Comme si les frittes ne suffisaient pas, j'ai eu droit à quelques tranches de pain. Et ils ont fait un petit effort en mettant de la verdure, manque de bol les petites poids sont également des féculents !
Mais excellent !!



The Tower Bridge by night:




Suite à ça nous sommes rentré à l'hôtel où nous avons encore passé une nuit trop courte !

Retour en France, les sensations au volant

Levé à 6h... nous rejoignons la Lotus dans sont parking surveillé et embarquons pour notre dernier trajet en Angleterre.

The London Tower Bridge early in the morning:



Je commence à bien m'accoutumer à l'Elise. Elle reste néanmoins très intimidante ! Je n'ai à ce jour toujours pas tester de la pousser au delà de 5000rpm !

Pourquoi est-elle intimidante ?

Déjà je sais que 60% du poids est à l'arrière, que c'est une propulsion et qu'elle a une géométrie plutôt agressive adaptée pour le sec. Je pars pas gagnant ! De plus c'est un collector et le fait de ne pas pouvoir en retrouver une en cas d'accident me fait ressentir une certaine responsabilité quand je la conduit. Comme une pression supplémentaire qui force le respect. J'y tiens trop et les routes mouillées me font peur !

C'est aussi du au fait qu'elle est vraiment "sauvage", ou "brutale", car aucune assistance d'aucune sorte ne vient se mettre en travers du pilote et de sa monture et ça se sent ! D'habitude sur les autres autos je me sens aux commandes, je diriges l'auto, et je suis rassuré d'être dans cette position...
Dans la Lotus, on a tellement de remonté d'information que je ne me sens pas au commandes : je suis l'auto ! Du coup sa sauvagerie me saute à la gueule, elle n'est filtrée par aucune interface homme machine et je suis un peu paniqué de recevoir autant d'informations à la fois ! J'ai juste besoin de m'habituer à tout ça et je ne sais pas combien de temps ça va prendre. Mais je ressens vraiment les contacts pneus/route dans toute leurs subtilités et c'est vachement impressionnant ! Mes bras sont le train avant, mon dos est le train arrière et le moteur est pas situé derrière toi, mais posé sur mon dos !

Malgré le peu de virages que j'ai pris avec je peux déjà témoigner d'une direction non assistée au top, elle est très lourde à l'arrêt puis s'allège immédiatement en roulant (40% du poids sur l'avant = 300kg seulement). En phase de freinage elle se durcit proportionnellement à la puissance du freinage appliqué, ce qui peut être très élevé, nous permettant de très bien ressentir le moindre transfert de charge sur l'avant. Inversement, à l'accélération elle s'allège considérablement, on peut tourner à un doigt ! L'inscription dans une trajectoire est très excitante car cela se fait avec une infime précision, on s'amuse alors à viser les points de corde au centimètre ! Tout cela collé dans un baquet à 10cm de la route, ça fait quelque chose !

Embarquement Shuttle

Rien à dire, ce fût rapide et efficace !!


Le coup de la panne !

Arrivée en France, il pleut des cordes ! L'occasion de mettre la Lotus à l'épreuve de l'eau : aucun problème d'étanchéité constaté...


Nous devions rejoindre un ami (Rémy) à Arras pour déjeuner.

Il n'y a pas de jauge mais une indication sur l'afficheur numérique précisant combien de litres il nous reste. A 10 litres il n'affiche plus le volume de carburant restant mais il indique simplement "Refill". Quand l'indication est passée à 10 litres il me restait moins de 70km pour atteindre notre destination. La Lotus consommant largement moins de 10L/100km et après un petit calcul rapide je décide de tracer ma route et de faire le plein une fois arrivé à destination (on était pas en avance).

Et ben il y a dû avoir une erreur dans mon équation :


Nous sommes tombé en panne d'essence à 10 minutes de notre lieu de RDV ! Nous avons attendu dans le froid sous notre petit parapluie quelques minutes. J'ai bien flippé pour la Lotus de voir tous ces camions passer à plus de 100km/h aussi proche. C'était un gros moment de stress !! 

Je me suis fait dépanner par mon assistance et Remy est venu nous rejoindre avec un jerrycan. Après le stress, on se sent très con, croyez-moi !
Direction la station essence la plus proche. Je penses simplement que l'affichage de volume de carburant est assez imprécis et qu'il ne faut pas trop compter dessus. Refill = faire le plein au plus vite, un point c'est tout !


Une auto très délicate sous la pluie !

En rejoignant la station essence, dans un rond point mouillé le train arrière a décroché ! Grosse décharge d'adrénaline, je l'ai sentit immédiatement, j'ai contre-braqué juste ce qu'il faut, laissé mon pied droit bien stable sur son filet de gaz et elle s'est remise sur ses rails aussi vite. Tout est allé très vite ! J'ai bien flippé, mais la voiture fût assez intuitive sur le coup et les remontées d'informations mon bien aider à appréhender immédiatement la situation.

S'en est suivi une remontée d'émotion pour ma copine et moi qui étions blancs !

Je n'ai toujours pas compris pourquoi elle est partit, je penses que c'est à cause du ralentit chaotique et j'étais en ralentit de seconde, j'ai du avoir un accoup qui ma fait appuyer sur l'accélérateur un peu trop brutalement quoi que de faible amplitude, l'accélérateur est trop sensible et le froid et l'humidité n'aidant pas au grip des Yoko le cul à décroché sur le coup.

Un peu plus loin, Remy à eu la bonne idée de prendre une photo de ce qui restera parmi les moments vraiment pénibles, chaque péage était un calvaire ! Celui là était un des plus faciles... Mais en Angleterre ils étaient tous trop haut ! On essayait de s'arrêter là où il y avait un opérateur pour tendre le bras quand c'était possible. Mais quand je serais seul dans l'auto il faudra carrément que je descende, au moins le problème sera réglé comme ça.


Enfin,... Arrivée à Arras pour le déjeuner :


Le reste de la route était pénible : autoroute de nuit sous la pluie à flipper du train arrière suite à l'évènement du rond point vers Arras ! De nombreuses pauses nous ont permis de gérer la fatigue et le stress. Les feux en LHD qui éclairent du mauvais côté ont vraiment été pénibles, j'avais du mal avec la visibilité sous la pluie, d'autant plus que les feux n'étant qu'à quelques centimètres au dessus du sol leur bon réglage est primordiale. Les pleins phares eux sont vraiment ultra efficace.

Passé Lyon nous étions seuls sur la route, plus de pluie et très bonne visibilité des pleins phare, j'ai de nouveau pris beaucoup de plaisir à la conduire. 

Welcome home

Nous sommes finalement arrivé à 3h du mat' à Grenoble ! Encore une nuit trop courte car le lendemain : réveillé à 9h, RDV au contrôle technique !! Oui, je perds pas de temps !

Ça c'est bien passé, il a halluciné en me voyant arriver, il m'a dit qu'il ne rentrerait pas là dedans ! On a enlevé la capote ensemble pour faciliter l'opération. Mais finalement il m'a tout expliqué et ma laissé faire le CT au volant ! Un grand moment ! Très intéressant !
Ensuite je suis passé voir 2 potes qui bossent dans le quartier pour leur présenter Elise.

Enfin je suis allé au centre des finances publique pour récupérer mon Quitus Fiscal. Puis quand je suis arrivé à la préfecture pour la carte grise, elle était fermée... Je suis rentré chez moi pour commater un peu. Je garde les démarches administrative pour plus tard.

Mais conduire ma Lotus dans Grenoble ça m'a fait tout drôle !

J'a repris le boulot le lendemain et je suis toujours dans un état un peu léthargique aujourd'hui.

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